Pour qu’un site gagne en visibilité sur Google, il ne suffit pas de publier du contenu ou d’accumuler des liens. Le référencement naturel (SEO) repose sur trois grands piliers complémentaires :
- le SEO technique,
- le contenu,
- et la popularité.
Ici, nous allons résumer et expliquer les principales techniques et points de vigilance pour réussir son SEO technique. Bonne lecture !
Qu’est-ce que le SEO technique
Le SEO technique, c’est l’ensemble des optimisations invisibles pour l’internaute, mais essentielles pour que votre site soit bien exploré, indexé et compris par les moteurs de recherche. Effectivement, il existe une dualité dans la perception des sites : ce qu’un humain verra et retiendra d’un site web n’est pas strictement identique à ce qu’un robot Google percevra. Même si les avancées technologiques rapprochent de plus en plus ces deux points de vue, il existe encore de nombreux points d’optimisation qui sont uniquement dédiés aux robots.
Ces points incluent :
- L’optimisation de la vitesse de chargement des pages,
- L’adaptabilité mobile (responsive design),
- La structure des URLs et des balises techniques (sitemap.xml, robots.txt…),
- La sécurité du site (certificat SSL/HTTPS),
- La correction des erreurs techniques (404, redirections mal configurées, etc.),
Veiller à un bon niveau de performance sur chacun de ces points donnera à votre site une structure technique saine, ce qui permet à Google de parcourir vos pages efficacement et de mieux les classer.
SEO on-page : de quoi s’agit-il ?
Le SEO on-page (ou « SEO sur site ») regroupe toutes les optimisations visibles sur vos pages web. L’objectif : aider Google à comprendre précisément le sujet de vos contenus, tout en offrant une expérience de lecture fluide aux visiteurs.
Cela comprend :
- L’optimisation des balises TITLE, méta-descriptions, H1/H2/H3…
- L’intégration stratégique des mots-clés
- La structuration du contenu : paragraphes clairs, listes, FAQ, liens internes
- L’optimisation des images (poids, balises ALT, nommage)
- La rédaction de contenus uniques, utiles et à forte valeur ajoutée
Un bon SEO on-page améliore la lisibilité, la pertinence et la capacité de vos pages à se positionner sur des requêtes ciblées.
SEO off-page : nos explications
Enfin, le SEO off-page se concentre sur tout ce qui se passe en dehors de votre site, mais qui contribue à son bon positionnement. L’élément central du SEO off-page est le netlinking : l’acquisition de liens entrants (backlinks) provenant d’autres sites. Plus ces liens sont nombreux, pertinents et de qualité, plus votre site gagne en crédibilité aux yeux de Google.
Le SEO off-page inclut également :
- La gestion de votre e-réputation
- Les mentions de marque sans lien (brand mentions)
- La stratégie sur les réseaux sociaux ou les partenariats médias
En résumé :
- Le SEO technique rend votre site accessible, rapide et compréhensible pour Google.
- Le SEO on-page optimise chaque page pour qu’elle réponde aux intentions de recherche.
- Le SEO off-page développe votre notoriété pour asseoir votre autorité.
Une agence SEO digne de ce nom sait activer ces trois leviers de manière coordonnée pour vous garantir des résultats durables en SEO.
Les techniques SEO off-page et on-page
L’optimisation du code HTML
L’optimisation HTML est un levier de plus en plus stratégique, car elle impacte à la fois le SEO, la vitesse de chargement et l’accessibilité du site. Pour les moteurs de recherche comme Google, le HTML constitue la première couche d’analyse d’une page. Un code propre, bien structuré et sémantiquement cohérent permet une indexation plus fluide, une compréhension claire des contenus — notamment via les balises, la hiérarchie des titres et les mots-clés —, ainsi qu’une exploitation optimale des données structurées comme les FAQ, les avis ou les événements (via Schema.org).
En parallèle, un HTML allégé, sans redondances ni éléments inutiles, accélère le temps de chargement des pages, ce qui améliore significativement l’expérience utilisateur et favorise le référencement. Enfin, un balisage rigoureux améliore l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap (lecture d’écran, navigation clavier) et garantit une bonne adaptation du site aux supports mobiles, aujourd’hui majoritaires dans la navigation web.
Voici nos techniques d’optimisation du code HTML : 1. Nettoyer le code inutile
- Supprimez les balises, scripts ou commentaires HTML non utilisés.
- Évitez les éléments dupliqués (par ex. balises vides,
<div>ou<span>superflus).
2. Bien structurer les balises
- Utilisez correctement les balises sémantiques :
<header>,<main>,<section>,<article>,<footer>. - Respectez la hiérarchie Hn : un seul
<h1>, puis<h2>,<h3>, etc. de manière logique. - Déclarez la langue du document (
<html lang="fr">) pour aider les moteurs et les outils d’accessibilité.
3. Optimiser les métadonnées
- Renseignez proprement les balises
<title>,<meta description>,<meta viewport>pour le mobile, et les balises Open Graph pour les partages réseaux sociaux. - Vérifiez la bonne déclaration du charset (
<meta charset="UTF-8">).
4. Réduire la taille du fichier HTML
- Supprimez les espaces et lignes inutiles.
- Minifiez le HTML à la mise en production.
5. Utiliser les données structurées
- Intégrez des balises JSON-LD (Schema.org) pour enrichir vos pages dans les résultats de recherche : FAQ, avis, articles, événements, recettes, etc.
La mise en place de tous ces éléments est essentielle à la bonne « santé » de votre HTML et plus directement, de la bonne compréhension de votre site par Google. Ce qui favorisera inévitablement votre positionnement sur les moteurs de recherche.
Attention, au même titre que tous les éléments cités dans cet article, le seul fait d’accomplir un ou deux leviers présentés ici ne suffira pas à « booster » durablement votre SEO : il faut adopter une démarche globale et prendre en compte tous les leviers et ce, de manière durable.
Voici également les outils que nous utilisons pour auditer la qualité de votre code HTML :
- Lighthouse (dans Chrome) : analyse les performances et la structure HTML.
- W3C Validator : détecte les erreurs et les balises mal fermées.
- Ahrefs / SEMrush / Screaming Frog : scannent les pages et signalent les problèmes d’HTML bloquant pour le SEO.
- HTML Minifier : pour compresser le fichier HTML.
- Rich Results Test (Google) : pour tester vos données structurées.
En complément, voici une liste classique des erreurs à éviter (issue de notre expérience professionnelle) :
- Multiples balises
<h1>par page
→ Cela brouille la hiérarchie du contenu pour Google. - Trop de balises
<div>imbriquées inutilement (« divitis »)
→ Complexifie le DOM et ralentit le rendu. - Contenu caché en HTML sans valeur SEO
→ Google peut le considérer comme peu pertinent, voire du cloaking. - Commentaires ou scripts inutiles en production
→ Alourdissent la page et augmentent le temps de chargement. - Mauvaise utilisation des attributs ALT, TITLE, ARIA
→ Impacte l’accessibilité et l’indexation des images.
L’optimisation HTML est la base technique d’un site bien référencé et performant. Un code clair, sémantique, léger et bien balisé permet un meilleur classement dans Google, une navigation plus fluide et une compatibilité améliorée avec tous les supports. C’est un levier simple à corriger mais puissant sur le long terme.

La vitesse de chargement
Ce paramètre s’est révélé incroyablement important au fil des années. Au début, ce n’était même pas vraiment un sujet, le poids des sites était limité par nos capacités techniques. Mais de nos jours, il est possible de réaliser des sites toujours plus complexes, beaux et interactifs, ce qui se traduit en augmentation de poids, et donc de temps de chargement. Un site lent sera pénalisé, suivant le principe de double peine : les utilisateurs seront frustrés par cette lenteur, et Google vous le fera payer aussi, de son côté. Voyons sans plus attendre pourquoi la vitesse de chargement est cruciale (et le devient de plus en plus) :
- Pour l’expérience utilisateur (UX) : Un site lent décourage les visiteurs. Selon Google, 53 % des utilisateurs quittent une page si elle met plus de 3 secondes à charger sur mobile.
- Pour le référencement naturel (SEO) : Depuis 2018 (Speed Update) et surtout avec Core Web Vitals, Google intègre la vitesse dans son algorithme de classement. Un site rapide peut donc mieux se positionner dans les résultats de recherche.
- Pour les conversions : Chaque seconde compte. Amazon a estimé qu’un délai d’une seconde peut leur coûter 1,6 milliard de dollars par an en ventes perdues. Idem pour n’importe quel e-commerçant ou site de services.
Comment améliorer la vitesse de chargement ? Voici les leviers principaux à actionner :
- Optimiser les images :
- Réduire leur poids avec des formats modernes (WebP, AVIF)
- Compresser sans perte (via TinyPNG, Squoosh…)
- Adapter la taille à l’écran : la taille de l’image représentée à l’écran doit être proportionnelle à sa définition. Il ne sert à rien de choisir une image de 2000 pixels de large si elle est destinée à être affichée sur un petit format, de type vignette ou miniature.
- Utiliser la mise en cache :
- Cache navigateur (sur le poste de l’utilisateur)
- Cache serveur (pages pré-générées avec WP Rocket, Varnish…)
- Minifier les fichiers CSS, JS, HTML :
- Supprimer les espaces, commentaires inutiles
- Réduire le nombre de fichiers à charger
- Réduire les requêtes HTTP :
- Fusionner les fichiers CSS/JS
- Supprimer les polices et scripts inutiles
- Activer la compression GZIP ou Brotli : Compresse les ressources avant l’envoi au navigateur.
- Utiliser un CDN (Content Delivery Network) : Répartit la charge et livre les contenus depuis un serveur proche de l’internaute (Cloudflare, Fastly, Bunny…).
- Optimiser l’hébergement :
- Préférer un hébergement dédié ou cloud rapide plutôt qu’un mutualisé lent.
- Privilégier un centre de données proche de vos visiteurs.
- Prioriser le chargement du contenu visible (Lazy Load) : Ne charger les images, vidéos ou modules qu’au moment où ils deviennent visibles à l’écran.
Voici quelques outils que l’on vous suggère pour tester et améliorer la vitesse :
- PageSpeed Insights (Google) : Score global + recommandations personnalisées.
- GTmetrix : Détail technique très complet avec waterfall (cascade de chargement).
- Lighthouse (via Chrome DevTools) : Audit de performance intégré au navigateur.
- WebPageTest.org : Test multi-localisation + métriques très précises (TTFB, CLS, FCP…).
- Pingdom Tools : Test simple mais rapide de performance mondiale.
Et puisque nous sommes coutumiers des erreurs classiques à éviter, nous vous les partageons également :
- Images trop lourdes ou mal redimensionnées
- Absence de mise en cache navigateur
- Trop de plugins inutiles (sur WordPress notamment)
- Thème trop lourd ou mal codé
- Aucun CDN utilisé pour un site international
- Chargement inutile de polices, scripts tiers, widgets externes
- Trop de redirections internes
- Pas de compression activée (GZIP/Brotli)
- Fichiers JS bloquant le rendu en haut de page
- Pas de différenciation entre mobile et desktop
Un site rapide, c’est un meilleur SEO, une meilleure expérience utilisateur, et potentiellement plus de conversions.
L’optimisation de la vitesse est un travail technique mais rentable : quelques actions bien ciblées peuvent booster vos performances globales. Combinez bon hébergement, optimisations front-end (images, CSS, JS), et bonne stratégie de cache/CDN pour des résultats visibles rapidement.
L’optimisation de la version mobile
L’optimisation mobile est aujourd’hui incontournable pour tout site web souhaitant bien se positionner sur Google et offrir une bonne expérience utilisateur. Avec plus de 60 % du trafic web mondial provenant des smartphones, Google a adopté l’index mobile-first : cela signifie que c’est la version mobile d’un site qui est prise en compte en priorité pour l’indexation et le classement. Un site mal optimisé pour mobile peut donc voir son référencement pénalisé, sans compter le fort taux de rebond généré par une mauvaise navigation sur petit écran.
Et voici comment améliorer la version mobile de votre site :L’objectif est de proposer une expérience fluide, rapide et intuitive sur tous les appareils mobiles. Voici quelques leviers efficaces :
- Utiliser un design responsive, qui adapte automatiquement les éléments de la page à la taille de l’écran.
- Réduire le poids des images, compresser les fichiers CSS/JS, et activer le lazy loading pour améliorer la vitesse.
- Réorganiser les contenus pour qu’ils soient lisibles sans zoom : gros titres, paragraphes courts, boutons espacés.
- Éviter les pop-ups intrusifs qui gênent la lecture (notamment ceux qui masquent tout le contenu dès l’arrivée).
Quels outils utiliser ?
- Google Mobile-Friendly Test : il analyse la compatibilité mobile de votre site et donne des recommandations concrètes.
- PageSpeed Insights : il évalue les performances sur mobile et identifie les ressources bloquantes.
- Lighthouse (via Chrome DevTools) : il fournit un audit complet, incluant l’accessibilité et les performances mobiles.
Quelles sont les erreurs fréquentes à éviter ?
- Avoir une version mobile séparée (ex : m.monsite.com) mal synchronisée avec le site principal.
- Afficher des contenus tronqués ou illisibles sur mobile.
- Négliger la taille des éléments cliquables, rendant la navigation difficile.
- Laisser des ressources bloquées (JS, CSS) dans le fichier robots.txt, ce qui empêche Google d’évaluer correctement la version mobile.
Un site mobile bien optimisé, c’est un meilleur référencement, une meilleure rétention des visiteurs… et souvent plus de conversions.

Les sitemaps XML
Un sitemap XML est un fichier (généralement à l’adresse www.votresite.com/sitemap.xml) qui liste les pages importantes de votre site que vous souhaitez faire indexer par les moteurs de recherche comme Google.
Il agit comme une feuille de route : il indique à Google quelles pages explorer, à quelle fréquence, et quelles sont les pages prioritaires. On notera que si ce fichier contient ces indications, elles ne sont pas toutes observées par Google. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous savons que Google ne tient pas ou peu compte de la fréquence de visite, ni du degré de priorité.
Donc la principale utilité de ce fichier est de lister les pages de votre site, de manière claire (et ça s’adresse aux moteurs de recherche).
Pourquoi un sitemap XML est essentiel pour le SEO ?
- Il facilite le crawl de votre site par les moteurs de recherche, surtout si votre site est volumineux ou mal maillé.
- Il permet d’indexer rapidement les nouvelles pages ou les mises à jour.
- Il indique la structure hiérarchique de votre site.
- Il peut signaler à Google les pages à indexer même si elles sont difficiles d’accès via les liens internes.
- Il est particulièrement important pour les sites e-commerce, les blogs à forte volumétrie ou les sites multilingues.
Comment optimiser son sitemap XML ?
Voici les bonnes pratiques à suivre :
- Inclure uniquement les pages importantes et indexables
- Ne listez que les pages utiles pour le SEO (pas les pages d’administration, les filtres, les doublons…).
- Vérifiez que chaque URL listée retourne un code 200 (OK) et n’a pas de balise
noindex.
- Mettre à jour automatiquement le sitemap
- Utilisez un CMS (comme WordPress) avec un plugin (ex : Yoast SEO, Rank Math) ou un outil (comme Screaming Frog) pour le générer dynamiquement.
- Décomposer le sitemap si votre site est très volumineux
- Google recommande de ne pas dépasser 50 000 URL ou 50 Mo par sitemap.
- Créez plusieurs fichiers (ex : sitemap des articles, des catégories, des produits…) et regroupez-les dans un
sitemap_index.xml.
- Déclarer le sitemap dans la Google Search Console
- Cela permet à Google de le consulter régulièrement et d’identifier d’éventuelles erreurs (pages exclues, erreurs d’exploration, etc.).
- Vérifier la fréquence de mise à jour (
<changefreq>) et la priorité (<priority>)- Même si ces balises sont de moins en moins utilisées par Google, elles peuvent encore servir à indiquer votre logique de hiérarchie.
Voici un exemple concret. Un site e-commerce vendant 5 000 produits, avec 3 langues, peut créer les sitemaps suivants :
sitemap-produits-fr.xmlsitemap-produits-en.xmlsitemap-categories.xmlsitemap-pages.xml- Et les regrouper via un
sitemap_index.xml
Chaque fichier est automatiquement mis à jour dès qu’un produit est ajouté ou retiré, et déclaré dans la Search Console. Une fois ceci fait, vous pourrez vous attendre à obtenir une amélioration progressive sur les points suivants :
- Meilleure indexation des pages clés.
- Réduction du taux de pages non explorées (crawl budget mieux utilisé).
- Visibilité accrue des nouvelles pages publiées.
Comment gérer mon sitemap ?
- Via un plugin CMS (pour WordPress, Joomla, etc.)
- Yoast SEO : génère automatiquement un sitemap dynamique (mise à jour à chaque ajout/suppression de page).
- Rank Math : propose un sitemap optimisé avec filtres et types de contenus personnalisables.
- SEOPress : alternatif complet avec options avancées de personnalisation.
- Via des outils en ligne (hors CMS)
- XML-sitemaps.com : génère un fichier sitemap XML pour les petits sites (<500 pages).
- Screaming Frog : outil desktop très puissant, crawl complet du site avec génération de sitemap personnalisable (priorité, fréquence…).
- Sitebulb : alternative premium avec visualisation graphique et création de sitemaps.
Via la Google Search Console :
- Soumettez votre sitemap via Index > Sitemaps.
- Surveillez les erreurs d’indexation, les URL exclues ou ignorées.
- Identifiez les sitemaps lus ou non mis à jour.
Le fichier robots.txt
Le fichier robots.txt est un petit fichier texte situé à la racine du site (www.votresite.com/robots.txt), qui indique aux robots d’exploration (Googlebot, Bingbot, etc.) quelles parties du site ils sont autorisés ou non à explorer.
Il s’agit d’un des fichiers les plus fondamentaux d’un site web, souvent négligé, mais dont le rôle est crucial pour le bon référencement et l’efficacité du crawl. Une mauvaise configuration peut bloquer l’accès de Google à vos pages, voire empêcher leur indexation.
Voici un exemple de fichier robots.txt classique :
User-agent: *
Disallow: /wp-admin/
Allow: /wp-admin/admin-ajax.php
Sitemap: https://www.votresite.com/sitemap.xml
Dans cet exemple :
- User-agent: * indique que la règle s’applique à tous les robots.
- Disallow: /wp-admin/ interdit l’accès à ce répertoire (souvent inutile à explorer).
- Allow: /wp-admin/admin-ajax.php autorise un fichier spécifique utile au fonctionnement du site.
- Sitemap: indique où se trouve le fichier sitemap XML du site (pour que Google puisse le trouver plus facilement).
1. À quoi sert concrètement le fichier robots.txt ?
Il permet :
- De gérer le crawl budget : éviter que Google gaspille du temps à explorer des pages inutiles (panier, filtres, test A/B…).
- De protéger certaines zones du site (administration, scripts, fichiers temporaires, etc.).
- De faciliter l’exploration des parties importantes du site.
2. Les erreurs à éviter
- Bloquer accidentellement tout le site
Exemple catastrophique :Disallow: /→ Google n’explore plus rien. - Empêcher Google d’accéder aux fichiers CSS ou JS
→ Cela empêche le moteur de comprendre correctement la mise en page mobile et peut nuire au SEO. - Oublier de déclarer le sitemap
→ Vous perdez un lien direct entre robots.txt et sitemap XML. - Confondre robots.txt et balise noindex
→ robots.txt empêche le crawl, tandis que noindex empêche l’indexation. Ce sont deux logiques différentes.
3. Bonnes pratiques
- Autorisez toujours l’accès aux fichiers CSS, JS, images nécessaires au rendu des pages.
- Utilisez des directives précises :
Disallow: /dossier/plutôt qu’un/*trop large. - Déclarez le sitemap XML directement dans le fichier robots.txt pour faciliter la découverte.
- Testez le fichier dans la Google Search Console avant publication.
- Gardez une version simple et propre — les robots préfèrent les fichiers courts et explicites.
4. Outils utiles
- Robots.txt Tester (Google Search Console) : pour vérifier si vos règles bloquent ou non certaines pages.
- Screaming Frog : pour détecter les blocages d’exploration sur un site entier.
- HTTP Status Checker : pour vérifier le code de réponse du fichier (doit être 200).
Astuce : si vous souhaitez bloquer temporairement un répertoire ou un type de fichier, utilisez des commentaires pour garder trace de vos modifications :
# Blocage temporaire de /test/ en phase de développement
Le fichier robots.txt, bien configuré, améliore l’efficacité du crawl, réduit les ressources gaspillées et garantit une indexation propre. Mal configuré, il peut en revanche anéantir vos efforts SEO en quelques minutes.
Les redirections et les erreurs 404
Les redirections et les erreurs 404 font partie intégrante de la maintenance SEO d’un site web. Mal gérées, elles peuvent créer des pertes de trafic, des problèmes d’indexation et une mauvaise expérience utilisateur. Bien gérées, elles assurent la continuité de l’autorité SEO et la fluidité de navigation.
1. Les redirections : un passage de témoin SEO
Une redirection est une instruction envoyée au navigateur (et aux moteurs de recherche) pour indiquer qu’une page a été déplacée. Il existe plusieurs types de redirections, mais les plus importantes pour le SEO sont :
- 301 (permanente) : indique que la page a été définitivement déplacée vers une nouvelle URL. Elle transmet environ 90 à 99 % du “jus SEO” de la page d’origine.
- 302 (temporaire) : utilisée quand le déplacement n’est que provisoire (ex : campagne, maintenance). Elle ne transfère pas l’autorité SEO.
Exemple de redirection 301 dans un fichier .htaccess :
Redirect 301 /ancienne-page https://www.votresite.com/nouvelle-page
Bonnes pratiques
- Toujours utiliser des redirections 301 pour les changements d’URL permanents.
- Mettre à jour les liens internes pointant vers l’ancienne URL.
- Éviter les chaînes de redirections (A → B → C → D), qui ralentissent le chargement et diluent le jus SEO.
- Supprimer les boucles de redirections (A → B → A), qui bloquent les robots et les utilisateurs.
- Vérifier régulièrement les redirections à l’aide d’outils d’audit SEO.
2. Les erreurs 404 : inévitables, mais à maîtriser
Une erreur 404 se produit lorsqu’une page demandée n’existe plus ou que son URL a été modifiée sans redirection. Il est normal d’en avoir quelques-unes, mais il faut les surveiller et les gérer intelligemment.
Les impacts d’une page 404 :
- Perte potentielle de trafic (l’utilisateur quitte le site).
- Dilution du maillage interne (liens internes cassés).
- Perte de popularité SEO si la page avait des backlinks.
Comment bien gérer les 404 ?
- Créer une page 404 personnalisée : informative, avec un lien vers la page d’accueil, le moteur de recherche interne ou les principales catégories du site.
- Mettre en place des redirections 301 pour les pages supprimées définitivement mais encore visitées.
- Identifier les 404 les plus fréquentes via la Google Search Console, Matomo ou Screaming Frog.
Exemple d’une page 404 efficace :
“Oups ! La page que vous cherchez n’existe plus”
Ajoutez un bouton “Retour à l’accueil” et une liste de liens utiles (“Voir nos coffrets”, “Découvrir les nouveautés”, etc.).
Outils pour gérer les redirections et erreurs 404
- Google Search Console : détecte les pages introuvables ou exclues du crawl.
- Screaming Frog / Sitebulb : analyse technique complète du site, avec export des redirections et 404.
- Redirection (plugin WordPress) : pour gérer facilement les redirections sans toucher au .htaccess.
- Ahrefs / Semrush : identifient les backlinks pointant vers des pages 404, afin de rediriger le trafic perdu.
Les 404 et redirections font partie d’un cycle de vie naturel du site. L’essentiel est de les surveiller, les documenter et les corriger régulièrement pour garantir une expérience fluide et préserver votre autorité SEO.

Les redirections et les erreurs 404
Les redirections et les erreurs 404 font partie des aspects techniques les plus cruciaux du SEO. Elles ont un impact direct sur l’expérience utilisateur, la transmission de popularité (link juice) et l’efficacité du crawl par Google. Mal gérées, elles peuvent engendrer des pertes de position, voire des désindexations massives.
1. Les différents types de redirections
- 301 (redirection permanente) : indique à Google que l’URL a définitivement changé. Elle transfère environ 90 à 99 % de la popularité de l’ancienne page vers la nouvelle. C’est la plus utilisée lors de refontes de sites ou de changements d’URL.
- 302 (redirection temporaire) : à utiliser lorsque le déplacement n’est que provisoire. Google conserve généralement l’ancienne URL dans son index.
- 307 (redirection temporaire HTTP/1.1) : équivalent moderne du 302, à utiliser dans les environnements HTTPS.
- 308 (redirection permanente HTTP/1.1) : équivalent moderne du 301.
Les redirections permettent notamment de :
- Conserver le trafic et le référencement des anciennes pages après une refonte.
- Éviter les erreurs 404 et améliorer l’expérience utilisateur.
- Diriger correctement les robots vers les nouvelles pages.
2. Les erreurs 404 (pages introuvables)
Une erreur 404 se produit lorsqu’une page demandée n’existe plus ou n’a jamais existé. Elles sont normales dans une certaine mesure, mais un grand nombre de 404 non gérées peut nuire à votre SEO :
- Les utilisateurs tombent sur des pages mortes → taux de rebond élevé.
- Les robots gaspillent du crawl budget sur des URLs inutiles.
- Les backlinks pointant vers ces pages sont perdus.
3. Bonnes pratiques pour les 404
- Créer une page 404 personnalisée et utile : elle doit informer clairement l’utilisateur que la page est introuvable, tout en proposant des liens de navigation (menu, recherche interne, produits populaires, etc.).
- Rediriger intelligemment : si une page supprimée a un équivalent pertinent, mettez en place une redirection 301. Si elle n’a plus d’intérêt, laissez la 404 (Google comprend qu’elle est volontaire).
- Éviter les chaînes de redirections : une 301 qui redirige vers une autre 301 crée une perte de performance et de popularité. Il faut limiter la chaîne à une seule redirection.
- Mettre à jour les liens internes après refonte ou suppression de contenu, pour éviter d’envoyer du trafic vers des pages supprimées.
4. Outils pour détecter les 404 et gérer les redirections
- Google Search Console : onglet “Couverture” → signale les URL en erreur 404 détectées par Googlebot.
- Screaming Frog SEO Spider : permet d’exporter la liste complète des 404 internes et externes, ainsi que les chaînes de redirections.
- Ahrefs / SEMrush : détectent les liens cassés (broken backlinks) provenant d’autres sites et permettent de rediriger vers des pages équivalentes.
- Redirection (plugin WordPress) : outil simple pour gérer facilement les 301 depuis le tableau de bord.
5. Les erreurs à éviter
- Rediriger toutes les 404 vers la page d’accueil : cela brouille la compréhension de Google et peut être perçu comme une “soft 404”.
- Laisser des centaines de 404 sans surveillance : cela gaspille le crawl budget et envoie un mauvais signal de qualité.
- Créer des boucles de redirection (A → B → A) : elles bloquent les robots et dégradent la navigation.
En résumé, les redirections et les 404 doivent être proactives, contrôlées et documentées. Un suivi régulier (via Search Console ou un crawler) permet d’éviter les pertes SEO et de préserver la cohérence du maillage interne.

Les erreurs d’exploration et le crawl budget
Le crawl budget correspond au nombre de pages qu’un moteur de recherche, comme Googlebot, est prêt à explorer sur votre site dans un laps de temps donné. Ce budget dépend de la popularité du site, de sa structure, et de ses performances techniques. Si votre site contient beaucoup de pages inutiles, trop lentes ou avec des erreurs, Google risque d’en explorer moins, et certaines pages importantes pourraient être ignorées.
1. Comprendre le fonctionnement du crawl budget
Le crawl budget dépend principalement de deux facteurs :
- La capacité de crawl : c’est le nombre maximal de pages que Google peut explorer sans surcharger votre serveur. Si votre site est lent ou renvoie des erreurs, Google réduit la fréquence d’exploration.
- La demande de crawl : Google accorde plus de budget aux sites qui publient souvent du contenu neuf ou qui sont populaires (nombre de backlinks, trafic, etc.).
En d’autres termes, plus votre site est performant et bien organisé, plus Google visitera vos pages fréquemment.
2. Les principales erreurs d’exploration
Les erreurs d’exploration apparaissent lorsque Googlebot tente d’accéder à une ressource (page, image, script, etc.) et n’y parvient pas. Les causes les plus fréquentes sont :
- Erreurs 404 : page supprimée ou lien cassé.
- Erreurs 500 : problème de serveur (indisponibilité temporaire, surcharge, mauvais code).
- Erreurs de redirection : boucles ou chaînes trop longues.
- Ressources bloquées : fichiers CSS, JS ou images bloqués dans le fichier
robots.txt. - Pages trop lentes : Googlebot interrompt le crawl si le temps de réponse du serveur dépasse un certain seuil.
3. Comment optimiser son crawl budget
- Améliorer la vitesse de chargement : un serveur rapide permet à Googlebot d’explorer plus de pages en moins de temps.
- Supprimer les pages inutiles ou obsolètes : évitez les doublons, les variantes de filtres (ex : ?color=rouge) et les pages sans intérêt SEO.
- Soigner la structure interne : un bon maillage interne aide les robots à trouver et hiérarchiser les pages importantes.
- Corriger les erreurs 404 et 500 dès qu’elles apparaissent pour ne pas gaspiller le crawl.
- Générer un sitemap XML clair : Google suit ces fichiers pour prioriser ses explorations.
- Éviter le cloaking ou les redirections inutiles : elles compliquent le travail du robot.
4. Outils pour suivre et améliorer le crawl
- Google Search Console (rapport “Statistiques sur l’exploration”) : indique combien de pages Google explore chaque jour, le temps de réponse moyen du serveur et les erreurs détectées.
- Screaming Frog / Sitebulb : simulent le crawl de Google et révèlent les zones inaccessibles ou lentes.
- Log analyzers (ex : OnCrawl, Botify, JetOctopus) : analysent les fichiers journaux serveur pour comprendre comment Googlebot se comporte réellement sur votre site.
5. Bonnes pratiques
- Surveillez le ratio pages explorées / pages indexées : un écart important peut indiquer un gaspillage du crawl budget.
- Évitez les paramètres d’URL inutiles dans les filtres (tri, couleur, taille, etc.) sauf s’ils apportent une valeur SEO réelle.
- Réduisez les erreurs serveur, notamment les 500 et 503, qui font baisser la confiance de Googlebot.
- Évitez de multiplier les redirections temporaires (302) ou inutiles.
En résumé : un crawl budget bien utilisé, c’est un site mieux exploré, mieux compris, et donc mieux positionné. Les sites rapides, propres et bien structurés sont toujours privilégiés par Google.

Le certificat SSL
Le SSL (ou son évolution, TLS) permet de chiffrer les échanges de données entre le navigateur de l’utilisateur et votre site. Lorsqu’un site est sécurisé, son adresse commence par https:// au lieu de http://, et un cadenas s’affiche dans la barre d’adresse.
Autrefois réservé aux sites e-commerce, le SSL est aujourd’hui un standard incontournable pour tous les sites, quels que soient leur taille et leur secteur. En effet, Google favorise désormais les sites HTTPS dans ses résultats, et les navigateurs signalent comme “non sécurisés” ceux qui ne le sont pas.
1. Pourquoi le SSL est-il important pour le SEO ?
- Signal de confiance pour Google : depuis 2014, le protocole HTTPS est un critère de classement officiel. À qualité égale, un site sécurisé peut être légèrement avantagé dans les résultats.
- Amélioration de l’expérience utilisateur : les internautes se sentent plus rassurés et sont plus enclins à interagir avec le site.
- Réduction du taux de rebond : les navigateurs affichent des alertes sur les sites non sécurisés, ce qui peut faire fuir les visiteurs.
- Indispensable pour le e-commerce : tout site collectant des données personnelles (formulaires, paiements, inscriptions) doit être HTTPS pour être conforme au RGPD.
2. Comment installer un certificat SSL
Il existe plusieurs méthodes pour sécuriser votre site :
- Certificats gratuits : via Let’s Encrypt, souvent intégrés par défaut chez les hébergeurs (OVH, o2switch, Infomaniak…).
- Certificats payants : proposés par les hébergeurs ou des tiers (Comodo, DigiCert…). Ils offrent une meilleure garantie et un affichage de validation étendue pour les sites d’entreprise.
3. Étapes de mise en place
- Activer le SSL dans votre interface d’hébergement (ou via votre serveur Apache/Nginx).
- Configurer les redirections 301 de toutes les pages HTTP vers HTTPS.
- Mettre à jour tous les liens internes, scripts et ressources (images, CSS, JS) pour qu’ils pointent vers des URLs HTTPS.
- Déclarer le site HTTPS dans la Google Search Console et Google Analytics.
- Vérifier qu’aucune ressource mixte (HTTP) n’est encore chargée, sinon le cadenas ne s’affichera pas.
4. Bonnes pratiques SSL
- Utilisez la redirection 301 permanente pour transférer la popularité de vos anciennes URLs HTTP.
- Assurez-vous que la version HTTPS soit la seule accessible (pas de duplication entre http:// et https://).
- Installez un certificat à renouvellement automatique (Let’s Encrypt) pour éviter les expirations.
- Testez votre configuration avec SSL Labs : il fournit une note de sécurité et des recommandations.
Astuce : si vous migrez un ancien site vers HTTPS, pensez à mettre à jour vos fichiers sitemap.xml et robots.txt avec les nouvelles URLs sécurisées.
Le HTTPS est aujourd’hui une condition minimale pour inspirer confiance, protéger les données des utilisateurs et optimiser le référencement. Un site non sécurisé est automatiquement désavantagé – aussi bien par Google que par les internautes.
Conclusion : le SEO technique, un travail de fond et de régularité
Avec l’ensemble de ces techniques — de l’optimisation HTML à la gestion du crawl, des sitemaps, de la sécurité et des redirections —, vous disposez désormais d’une vision claire des leviers qui permettent de renforcer durablement le référencement naturel de votre site.
Le SEO technique n’est pas une opération ponctuelle : c’est un travail de maintenance et d’amélioration continue. Chaque optimisation contribue à renforcer la structure de votre site, sa vitesse, sa lisibilité et la qualité de son indexation.
Pour résumer :
- Le SEO technique rend votre site accessible, rapide et compréhensible pour les moteurs de recherche.
- Le SEO on-page optimise le contenu et l’expérience utilisateur.
- Le SEO off-page renforce votre notoriété grâce aux liens et à la réputation en ligne.
Mais surtout, ces trois leviers doivent fonctionner ensemble. Se concentrer uniquement sur la technique sans stratégie, sans travail sur la conversion, ni netlinking : c’est comme vouloir courir une course automobile avec un moteur de Formule 1 mais sans carburant ni pneus.
Nous expliquons souvent à nos clients que le SEO est comme une course de voitures : il n’existe qu’une seule première place, et tous vos concurrents travaillent dur pour l’obtenir. Il ne suffit pas d’appuyer sur l’accélérateur une fois — il faut entretenir la voiture, ajuster les réglages et garder une conduite régulière tout au long de la course.
Un site bien positionné aujourd’hui ne le restera pas demain s’il cesse d’être entretenu. Les algorithmes évoluent, la concurrence s’adapte, et de nouvelles technologies apparaissent. C’est pourquoi la clé du succès en SEO réside dans la régularité, la rigueur et la vision globale.
En travaillant tous les leviers — technique, contenu et popularité — et en suivant vos performances dans le temps, vous poserez les fondations solides d’un référencement durable et efficace.
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